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Fiche  pédagogique de langue : La subordonnée circonstancielle de cause

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Il s’agit d’une fiche pédagogique d’activité de langue visant l’étude de la proposition subordonnée circonstancielle de cause.

Déroulement de la séance 

I-Phase d’observation :

Support :

La main dans la main, nous marchions dans la rue, sans nous presser. Tocota m’apprenait la vie. Et moi, j’étais très content parce que mon frère aîné me donnait la main et m’apprenait des choses.Il m’apprenait les choses hors de la maison (…) A la maison, je m’instruisais en faisant mes découvertes tout seul, et en faisant seul je me trompais, et en me trompant je finissais toujours par recevoir une fessée.

José Mauro de Vanconcelos, Mon bel oranger

L’enseignant demande à un élève de lire le support, puis pose les questions suivantes :

-Repère, dans la phrase soulignée, la proposition principale est les propositions subordonnées.

La proposition principale : j’étais très content

Les propositions subordonnées : mon frère aîné me donnait la main  et m’apprenait des choses

-Par quelle locution conjonctive les propositions subordonnées sont-elles introduites ?

Les propositions subordonnées sont introduites par la locution conjonctive : parce que

-Quelle question faut-il poser pour les trouver ?

La question qu’il faut poser est « pourquoi ».

-Quel rapport la locution conjonctive exprime-t-elle entre les deux propositions ?

Le rapport qu’exprime la locution conjonctive est un rapport de cause à effet.

II-Phase de conceptualisation :

Je retiens :

La subordonnée circonstancielle de cause indique la raison pour laquelle s’accomplit le fait exprimé dans la proposition principale. Elle répond aux questions pourquoi ? A cause de quoi ? Pour quelle raison ? Etc. Elle occupe toujours la fonction de complément circonstanciel de cause.

Il n’a pas voyagé parce qu’il a manqué son avion.

 Pour connaître les moyens qui expriment une idée de cause et les modes utilisés dans la proposition subordonnée, réfère-toi au tableau suivant :

Conjonctions/ locutions conjonctives

Modes

Comme,
puisque,
parce que,
c’est parce que… que,
vu que,
du moment que…

Indicatif
Ex: Comme tu as été gentil, je vais te récompenser.

Conditionnel (cause présentée comme incertaine)
Ex: Ne t’en va pas parce que tu regretterais.

Non que,
non pas que,
ce n’est pas q
ue, etc

Subjonctif
Ex: Il est absent, non qu’il soit malade mais il est fatigué.

 

Attention : La proposition subordonnée se place avant la principale lorsqu’elle est introduite par « comme ».

On peut exprimer la cause, on peut utiliser d’autres moyens comme :

 Le nom précédé d’une préposition ( de, à, pour ,etc), ou d’une locution prépositive (grâce à, en raison, de faute de, etc)

  L’infinitif construit avec les prépositions ou locutions (de, pour, à force de, sous prétexte de) : il a été puni pour avoir menti- Il a quitté la réunion sous prétexte d’avoir une affaire urgente à régler.

  La proposition à valeur de cause : Cet élève qui travaille beaucoup,  a d’excellents résultats. 

L’enseignant demande aux élèves de noter la règle sur leurs cahiers de cours.

III-Phase d’appropriation

Exercice I :

-Sa voiture a perdu l’équilibre ; il roulait trop vite. (Parce que, comme)

-Elle a maigri ; elle a suivi un régime sévère. (C’est parce que… que)

-Tu sais que ce n’est pas ton frère qui a cassé la vitre ; pourquoi l’accuses-tu ?( du moment que)

-L’accusé n’a pas de casier judiciaire ; il aura un sursis. ( vu que).

-Il ne vit pas bien, il n’est pas pauvre, il est avare. ( non que)  

L’enseignant accorde aux élèves 15 min pour faire l’exercice et rappelle qu’il s’agit d’un travail individuel. Au fur et à mesure, l’enseignant fait le tour des rangs pour aider les élèves  dans les moments de difficultés.

 Les 15 minutes écoulées, l’enseignant arrête le travail individuel. Il passe à la  correction collective de l’exercice.

Correction de l’exercice I :

Comme il roulait trop vite,sa voiture a perdu l’équilibre.

C’est parce qu’elle a suivi un régime sévère qu’elle a maigri.

– Du  moment que tu sais que ce n’est pas ton frère qui a cassé la vitre ; pourquoi l’accuses-tu ?

Vu que l’accusé n’a pas de casier judiciaire, il aura un sursis.

-Il ne vit pas bien, non qu’il soit pauvre, mais il est avare. 

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